Fontenoy

Après vous,  je n’en ferai rien …

Fontenoy bataille_fontenoy

 Nous voilà dans un endroit
Qu’on appelle Fontenoy
Au petit jour on entre en guerre.
(J. Debronckart)

1743, on inaugure le premier tirage au sort pour la levée des troupes. Une chanson de propagande accompagne l’événement :

Si le sort propice
Peut tomber sur moi
Quel autre service
Vaut celui du roi ?

… vite une cocarde
J’ai billet noir
Que l’on m’enregistre :
Fortuné hasard,
J’étais un bélitre
Je suis un César..

Et des soldats il va encore en falloir pour la guerre qui se prépare, car les Autrichiens se bagarrent pour des histoires de succession. Pour ceux qui veulent savoir ce que Louis XV vient faire là dedans, se reporter à leur  vieux « Malet et Isaac ». Toujours est-il qu’un petit matin notre armée se retrouve dans les champs de Fontenoy défendus par des Anglais dans les Pays-Bas autrichiens aujourd’hui Belge !!

Ce fut un dimanche au matin
Deux jours après le mois de juin ( ??)
Lon la landerirette
Que la bataille se donna
Lon la landerira

Dés le matin, de ce 11 mai 1745, les soldats français s’étaient préparés au combat dans la gaieté :

Dérouillons nos fusils,
Le temps est venu de s’en servir !

Vers midi alors que la victoire semblait acquise, une énorme colonne anglo-hollandaise met en déroute notre centre. Temps mort demandé : de part et d’autre, les officiers s’avancent sur le front de leurs troupes pour se saluer avant la dernière attaque. Ce sont Charles Hay, capitaine des Anglais et le comte d’Anterroches, pour les bleus.

A une trentaine de pas du comte, Charles Hay prononce le fameux, « Messieurs les Français, tirez les premiers, » auquel d’Anterroches réplique avec un certain sens de la répartie :«  Faites tirer vous-même, les Français ne tirent jamais les premiers »

En effet, précisait Maurice de Saxe, « une troupe ne doit jamais se presser de faire feu la première, attendu que celle qui a tiré  en présence de l’ennemi est une troupe défaite si celle qui lui est opposée conserve son feu ». (vous suivez ?)

La réplique – souvent d’ailleurs interprétée à contresens – relève donc plus de la tactique que d’une courtoisie chevaleresque, pourtant courante chez les militaires.

Pour fêter la victoire, les soldats reprennent « les 3 jeunes tambours «  et en font une chanson de marche nouvelle, qui depuis  figure au répertoire militaire malgré l’intellectualisme  des paroles :

A que de plaisir, mes chers amis
De piller un si beau pays
Que de fromage il y a

Il ne manquait qu’un Prévert pour personnifier dans un grand tableau la gloire de la France éternelle :

Fesse queue doigt…
Advienne que pourri…
Advienne que pourra…
Tirez la bobinette
La chevillette cherra
Etcetera !… Etcetera !…

albatros

 

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