25, v’là La Palisse !
Quand le roi partit de France
A la male heure il départit
Il départit un dimanche
Et le lundi il fut pris.
1525, pas une bonne année pour François le premier, qui passe les Alpes mais échoue à Pavie où il perd la liberté pour quelque temps, celui d’écrire deux, trois rimes :
Où êtes vous allées mes belles amourettes
Changeraient vous donc de lieux tous les jours…
Revenu, et après quelques batailles avec son ami de toujours Charles Quint, il s’arrête à Rambouillet pour y mourir Des chansons à nombreux couplets le pleureront, d’autres seront plus brèves :
L’an quinze cent quarante-sept
François mourut à Rambouillet
De la vérole qu’il avait.
C’est ce qu’on appelle l’esprit de synthèse.
Mais Pavie c’est aussi là que meurt Jacques de Chabanne, marquis de la Palice, grand capitaine, qui peu de temps avant de mourir faisait encore envie :
Hélas, la Palice est mort
Il est mort devant pavie….
Hélas ! s’il n’était pas mort
Il serait encore en vie…
Il ferait encore envie = il serait encore en vie : transcription maladroite ou farceuse, c’est l’explication la plus courante sur la naissance des vérités du marquis.
Autre hypothèse, certains y ont vu une chanson ironique lancée sur le moment par les soldats ennemis pour se moquer de ce grand combattant. Car, c’est bien connu, les soldats ont toujours eu l’esprit primesautier et taquin.
Il faudra quand même attendre la fin du 18ème pour que la Palice et sa philosophie prennent leur véritable envol. Ils le doivent à un écrivain bourguignon.
Un jour, trouvant le procédé amusant, il prolonge, pour se distraire, la chanson qui ensuite, grandit toute seule pour arriver à une cinquantaine de couplets.
C’est cette chanson qui va, de fait, rendre célèbre la dérision de l’évidence, (et c’est pas tous les jours qu’un capitaine nous égaye !) :
… Il fut, par un triste sort,
Blessé d’une main cruelle,
On croit, puisqu’il en est mort,
Que la plaie était mortelle…









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