Batlik

Reims OrBatlik Batlik-150x133eille : Bonsoir Batlik, tout d’abord pourquoi Batlik ?
Batlik : Il y a eu, à un moment, au tout début, une raison à ce nom. C’était une raison essentielle, un truc vraiment important qui aurait pu révolutionner la face du monde. Mais je l’ai oublié.

R.O. : Doit-on dire que tu fais de la chanson ou autre chose ?
Batlik : Oui. C’est possible de le dire comme ça. Même si, sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi, je préfère dire que je fais DES chansons que DE LA chanson.

R.O. : C’est la guitare qui t’a amené à l’écriture ou l’inverse ?
Batlik : C’est l’inverse. J’ai commencé la guitare très tard, vers 25 ou 26 ans. En revanche je me souviens d’avoir toujours écrit des trucs. Pas forcément des chansons, juste des trucs sans queue ni tête. La guitare m’a sans doute fait mettre ces textes dans un certain ordre, les agencer d’une certaine façon qui avait à voir avec des chansons ou des poésies.

R.O. : D’où te vient ce jeu de guitare si particulier ?
Batlik : Ce n’est pas si particulier, c’est inspiré du picking. Nombreux sont les guitaristes a avoir joué ou à jouer de cette façon, bien mieux que moi.

R.O. : Et tes séances d’accordage, c’est pour que Thomas puisse bavarder ?
Batlik : Je ne joue quasiment qu’en open tuning. Pour ce projet avec Thomas, chaque morceau demande un accordage de guitare différent. Entre les morceaux tout le talent d’orateur de Thomas est mis à profit pendant que j’essaye de m’accorder le plus vite possible sans casser trop de cordes.

R.O. : Ta façon de chanter/scander/saccader les mots, elle te vient d’où ? C’est parce que tu trouves que le rap manque de mélodie ?
Batlik : Je ne trouve pas que le rap manque de mélodie, au contraire. A part quelques exceptions, ceux qui ont essayé de faire rentrer des mélodies dans le rap se sont complètement plantés. Pour ce qui est de savoir d’ou vient ma façon de chanter, c’est comme de savoir d’ou vient ma façon de jouer de la guitare… C’est le mélange de ce que j’ai entendu, apprécié, copié sciemment ou pas, avec quelque chose de personnel que je ne saurais expliquer.

R.O. : Qu’est ce qui te fait monter sur scène ?
Batlik : L’envie.

R.O. : Comment as-tu commencé ?
Batlik : J’ai commencé par le commencement, avec un stylo, une feuille et un joint. Encore aujourd’hui c’est comme ça que tout commence.

R.O. : Tu chantes pour ne pas hurler ?
Batlik : Oui, la musique fait partie de mes garde-fous, avec pas mal d’autres choses. Chacun les siens. C’est aussi un moyen de rester en contact avec soi.

Image de prévisualisation YouTube
R.O. : Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans l’aventure Batlik / Pitiot ?
Batlik : Thomas et moi nous sommes rencontrés à Aubervilliers dans le cadre du festival Aubercail que Thomas organise depuis 5 ans avec une foule de bénévoles talentueux. Nous avons choisi de bosser ensemble pour de nombreuses raisons. D’abord pour partager cette bonne entente qui nous liait depuis quelques temps et aussi parce que cela tombait bien dans nos évolutions respectives. Thomas revenait d’un long voyage en Afrique, quant à moi je me préparais à arrêter de tourner pendant quelque temps pour écrire mon prochain album. Nous avions envie d’un projet restreint dans le temps avec une petite formation. Comme de longues vacances ponctuées de concerts.

R.O. : Qu’est-ce qui te plait (ou déplait) dans la « place de l’autre »?
Batlik : Ce qui me plait, c’est qu’il est impossible de s’y mettre, à la place de l’autre. Le tout est d’essayer de la préserver au mieux, tout en gardant l’équilibre avec la sienne. L’exercice auquel Thomas et moi nous somme pliés pendant cette année de travail n’a pas été facile. Il y a eu des moments tendus et des moments de détente absolue. Nous nous étions promis de tout nous dire au début de ce projet, le meilleur comme le pire, et nous l’avons fait. Ce fil de dialogue n’a jamais rompu et c’est ce qui nous a fait avancer l’un avec l’autre. Je sortais d’une période très sombre avant de commencer à bosser avec Thomas. Cette fameuse « place de l’autre » avait occasionné chez moi de grands bouleversements et de grandes déceptions. Ce projet m’a aidé à me réapproprier ma place et à considérer autrement celle de l’autre.

R.O. : Une soirée Reims Oreille, c’est un truc auquel tu avais rêvé ?
Batlik : Ca faisait partie de mes principaux fantasmes, effectivement. Je suis bien content d’avoir pu le réaliser, c’était encore mieux que ce que j’avais imaginé.

R.O. : Et, pour être plus sérieux, comment va Raoul ?
Batlik : Avec l’argent qu’il s’est fait en tant que directeur artistique du dernier disque qui s’est écoulé à plus de 2 000 000 d’exemplaires, Raoul s’est acheté une niche de 500 mètres carrés située sur un immense terrain rempli d’arbres à os, à deux pas du mont Canigou. Il va bien.

http://www.dailymotion.com/video/x8kzn9

 

 

Laisser un commentaire




adminsam |
applifiesta |
playlistpartyfun |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | harmoniedecartignies
| zeropanda
| lesamis01