Episode 10

This is the end                                        
                      Voici la fin
It hurts to set you free
                      Cela me peine de te laisser partir                              
But you’ll never follow me
                      Mais tu ne me suivras jamais
The end of laughter and soft lies
                      La fin du rire et des doux mensonges
The end of nights we tried to die
                      La fin des nuits où nous avons voulu mourir
This is the end
                      Voici la fin

Jim Morrison et les Doors

 http://www.dailymotion.com/video/xaaq4d

«  Seigneur tout puissant, mais qu’est-ce qu’ils tous ont à me regarder comme ça ! Sont plus tristes qu’à un enterrement ; et Jim qui me chante que c’est la fin… Ma « Reine », ma Catherine, pleure à gros sanglots, y’a qu’son mari qu’a l’air heureux ; ça oui ! Il sourit en se frottant les mains… Ses potes militaires z’ont l’air gênés, ils discutent entre eux en hochant la tête et en faisant de grands gestes dans ma direction. J’avais pas vraiment vu à quel point sont miséreux et en haillons. Derrière eux y a des chevaux dont les traces d’écume dégagent de la vapeur. Les pauv’s sont tous blessés ; animaux, humains, j’entends leurs souffles se mélanger aux hennissements. Leur général, ou je ne sais quoi, va vers eux comme pour les consoler. Et j’te fais une tape sur le dos et j’te caresse l’encolure de la bête. Sont tous noyés de chagrin et me regardent avec envie. J’aime pas ça du tout, ça m’fait peur ! Oh Lord qu’est-ce que tu me prépares ! Enfoiré ! Tu m’as fait que du mal jusqu’à présent. D’abord Robert Johnson, Son House, Tommy Johnson, y m’ont dit qu’ t’existait pas vraiment, que t’es une sorte de gélatine… Oh ! Le barbu va dire quelque chose, il choisit une tombe plus haute que les autres, il se positionne droit comme un I. C’est vrai qu’avec ses poils blancs, il impressionne ! Ça doit être un juge… Abraham Lincoln avait l’air tout aussi écrasant. Une gueule quoi ! Il regarde tout autour de lui en rajustant son col. L’a l’air peiné aussi… Tout le monde se tait ; il va parler, quoi. » 

« Heureux l’homme occupé de l’éternel destin, qui, tel qu’un voyageur qui part de grand matin, se réveille, l’esprit rempli de rêverie, et, dès l’aube du jour, se met à lire et prie !* 

« Maintenant y s’tourne vers moi, Barbe Blanche. »

« Monsieur Will, Voici le moment de la séparation. Mon ami Allan Kardec, que j’aperçois près de ses Dolmens vous attend. Il va vous accompagner et vous initier dans la compréhension de votre destin. Heureux homme que vous êtes, plus privilégié que nous autres ; car toujours dans l’attente de notre départ. La résolution de vos problèmes va vous être prochainement signifiée. Dès lors, vous serez le seul à pouvoir ou non réussir. Toutefois, les clés vous seront données… »

« V’la qu’y’m tourne le dos et s’adresse aux autres. »

« Pourquoi cet homme noir, ce nègre est-il privilégié mes amis ? Il serait d’une grande prétention d’envisager l’ébauche d’une réponse… Peut-être cette musique mélancolique et primaire en est-elle l’origine ? Monsieur Will ! Au nom de nous tous, je viens vers vous, bras ouverts, pour l’accolade des adieux… »

 

* Victor Hugo : Extrait : Les Contemplations

« Le bonheur des Esprits étant inhérent aux qualités qu’ils possèdent, ils le puisent partout où ils le trouvent, à la surface de la terre, au milieu des incarnés ou dans l’espace. » Allan Kardec

« Waouh ! J’entends la voix de son pote à la lumière verte comme si c’était moi qui parlais. Il semble réfléchir tout seul plus loin, près d’sa drôle de tombe. Y bouge pas les lèvres et on l’entend causer… Bon, je vois que tout le monde est d’accord, puisqu’ ils les félicitent tous les deux et les applaudissent à tout rompre. Y a que moi qui entrave que dalle… Hum ! J’trouve qu’y a beaucoup de tonnerre là tout de suite, autour de moi. Encore un sacré coup de vent… et cette pluie qui tombe fort sur ma tête. Hum ! Sans prévenir, comme d’hab ! J’sais pas pourquoi, mais je tends le dos. J’ai les foies, parc’que l’orage c’est des emmerdes assurées… P’tain le clebs vient droit sur moi en grognant, comme si y allait m’attaquer. L’a pas l’air cool… Et d’un seul coup, tout le monde disparait au fur et à mesure que tombent les feuilles qui virevoltent en tourbillons. Oh ! Le clebs tu vas pas me sauter dessus, non ! Y fais peur ce con ! Oh ! Stop ! L’est passé au dessus de moi, et il a disparu. Oh ! la trouille ! »

Would you iron my jumper ?
                      Veux-tu repasser mon pull ?
Starch my overalls ?
                      Amidonner ma salopette ?
I’ll find my woman
                      Je finirai par trouver ma femme.

 Said, she’s in this world somewhere
                      Je te dis, elle est quelque part dans ce monde       

I wonder do my
                      Je me demande
Good girl think of me ?
                      Ma copine tu penses à moi ?
I wonder do my, now
                      Je me demande, maintenant

Said, she’s in this world somewhere
                      Je te dis, elle est quelque part dans ce monde

Good girl think of po’ me ?
                      Gentille copine tu penses à moi pauvre de moi ?
And if she did she would
                      Et si elle le voulait elle le pourrait

Sho’ nuff feel my care
                      S’occuper de moi

Lonesome Blues – (Le Blues de l’homme seul) – Tommy Johnson 

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« L’clebs il est pas content, y voulait rester encore, j’suis obligé de le chasser…J’suis revenu vraiment trop tôt, mon vieux Will ! j’entends derrière moi. Remarques bien, Morisson, y m’a fait patienter avec du « canned heat », ne me demande pas d’où il a eu ça. Hips, me revoilà !, bredouille Tommy Johnson, complètement fait. Je devais te dire pour le mec en vert là bas et ce qu’il doit te faire, mais c’est un peu tard… »

« Ben… Qu’est-ce que tu fous ici Tommy ? De toute façon, c’est pas grave… » j’lui prends les mains, pour l’aider à tenir debout.

« Ecoute mon pote, faut que je te raconte ; c’qui m’manque c’est une nana, t’sais… », qui m’fait, un œil ouvert et l’autre fermé. Oh ! L’haleine… »

   « J’crois plutôt que Robert Johnson à une chanson vraiment pour tes zigues, tu te souviens ? Écoutes ! » que j’lui dis.

«  Venez mon ami ! me fait signe l’homme transparent, repliant les doigts vers l’intérieur de ses mains en m’encourageant. Venez sous mon dolmen… »

« Doll, men ? Poupée, hommes ? Y cause de quoi là ? Va falloir qu’y m traduise un des quatre. »

I’m a drunken hearted man
                      Je suis un homme au coeur ivre
My life seem so misery
                      Ma vie à l’air si misérable
I’m the drunken hearted man
                      Je suis l’homme au coeur ivre
My life seem so misery
                      Ma vie à l’air si misérable
And if I could change my way of livin’
                      Et si je pouvais changer ma façon de vivre
It t’would mean so much to me )
                      Ca ne me ferait pas grand-chose

Drunken Hearted Man – Robert Johnson – (Homme au Cœur Ivre) 

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