Tremplin Chanson 2013
Reims Oreille : Bonjour Virginie. Dix questions.La première : On dit Virginie ou Virgule et pourquoi Virgule ?
Virgule : Bonjour Reims Oreille ! On dit comme on veut mais j’ai une préférence pour Virgule. Pourquoi Virgule ? Parce que ça fait blaguer les blagueurs. Quand j’entends un bon mot à propos de mon nom qu’on ne m’a jamais fait, j’attribue un point. L’autre soir un type a eu 2 points. Je parlais du fait de compter les points, et il m’a dit « ah, tu comptes les points, Virgule ! ». C’est pour ça que je préfère Virgule, avec Virginie on rigole moins. Sinon Virgule ça vient de mon adolescence et d’une copine qui m’appelait comme ça, et c’est resté.
RO : Comment es-tu venue à la chanson ?
Virgule : J’ai vu de la lumière autour d’Alain Souchon, Véronique Sanson, Julien Clerc, Maxime Le Forestier et les autres, et j’ai voulu voir si ça chauffait le visage, cette lumière. Ma mère m’a emmenée voir beaucoup de concerts de chanson française très tôt parce qu’elle aime absolument ça et je crois que ça a joué. Toute petite je me voyais déjà faire comme eux. J’écrivais des poèmes et faisait de la musique alors tout ça c’est logique, et finalement, y’a que ça qui m’intéressait vraiment.
RO : Comment écris-tu tes chansons ?
Virgule : Avec ma guitare, le silence, la nuit, et du temps autour de ces trois choses pour laisser mûrir des sujets ou des phrases que je ne contrôle pas vraiment, si ça vient, ça vient, si ça ne vient pas, ça viendra peut-être plus tard. Ce sont plutôt les chansons qui viennent à moi, je ne vais pas les chercher, je ne force pas l’écriture, mais plutôt le moment.
RO : Quel est ton parcours artistique ?
Virgule : Conservatoire en saxophone, orchestre, bac musique, classe de musique assistée par ordinateur, la manufacture chanson, les cafés-concerts, le home studio et surtout les copains avec qui je passe mon temps libre, on s’influence les uns les autres même si on ne fait pas la même chose. Mon parcours artistique c’est surtout je crois au-delà de ma formation, le mouvement dans lequel je suis avec des amis qui suivent eux aussi leur route, que ce soit dans la musique, l’écriture ou l’image. On n’est jamais trop loin les uns des autres et je crois que ça nous aide tous.
RO : Virgule, c’est aussi un groupe et vous vous sentez plus proche de la chanson ou du rock ?
Virgule : Je me sens proche et en phase avec les deux. J’ai un amour entier et infini pour la chanson qui fonctionne avec un texte, une mélodie, une voix, un instrument et j’ai l’impression que la source est intarissable, que c’est l’essence du folklore français et qu’il y aura toujours des chanteurs qui iront dans des vieux rades avec leur guitare et leur poésie pour embellir le monde ou crier leur misère. Ça a un côté burlesque, merveilleux, profond, grave. À côté de ça, je suis fascinée par les grands groupes de rock tels que les Beatles, Radiohead ou la chanteuse PJ Harvey, qui ont un instinct musical incroyable, une exigence sans limite et un sens du détail et du renouvellement si développé qu’on ne peut qu’être admiratif et s’inspirer de cette discipline. J’aime la chanson française mais préfère la musique des anglo-saxons, et j’envisage un peu mon projet comme bon nombre de nouveaux artistes français qui sont très forts pour faire communier les deux.
RO : Les musiciens, ils viennent d’où ?
Virgule : Ils viennent des trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger !
RO : Avez-vous joué avec ou sans pression ?
Virgule : J’ai joué avec beaucoup de pression, comme toujours, je suis très sujette au trac, j’arrive en général à le dépasser après une ou deux chansons, et après c’est le grand bonheur !
Et puis on avait mangé de bons croque-monsieur avant le concert donc ça nous a aidé ! Les garçons du groupe ont je pense battu le record d’engloutissement des croque-monsieur de Reims Oreille !
RO : A part la chanson, tu as une autre activité artistique ?
Virgule : J’aime beaucoup la photographie et aimerais avoir le temps d’en faire plus, mais pour l’instant je me concentre sur la musique.
RO : Qu’est-ce que ça apporte de partager une soirée comme celle-là avec d’autres artistes ? Tu savais que Lily Luca parlait d’une virgule dans une de ses chansons ?Virgule : C’est le but de soirées comme celles-ci, rencontrer d’autres jeunes artistes, les écouter et les découvrir dans de bonnes conditions et pourquoi pas réitérer l’expérience dans d’autres lieux.
Je ne savais pas que Lily Lucas parlait d’une virgule, non, même si j’avais écouté deux trois titres de chacune des autres finalistes, et vous voyez, tout se recoupe avec la première question, on rigole bien avec Virgule !
Je tiens d’ailleurs à saluer Garance, Lise Martin et à féliciter à nouveau Lily Luca qui est incroyable sur scène et adorable en coulisses !
À bientôt !
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Reims Oreille : Bonjour Lise. Dix questions. La première : comment es-tu venue à la chanson ?
Lise Martin : J’ai toujours aimé chanter et écouter chanter. Mais c’est quand j’ai commencé à prendre des cours de guitare folk que j’ai eu une sorte de révélation. J’apprenais les accords en apprenant des chansons et ça m’a tellement plu que les choses se sont inversées. Au lieu d’avoir le chant comme support d’apprentissage de la guitare, c’est la guitare qui est devenue mon prétexte pour chanter souvent. J’avais 14 ans et, tout au fond de moi, je savais déjà que j’avais envie d’en faire mon métier, mais je n’osais pas le dire, car j’avais peur qu’on trouve ça irréaliste et prétentieux…
Et puis j’ai pris d’autres directions, mais la chanson m’a rattrapée quelques années après, presque par hasard, et maintenant, ça y est, j’assume !!!
RO : Comment écris-tu tes chansons ?
Lise Martin : Je commence généralement par le texte. J’écris sur quelque chose qui m’a touchée, troublée, fait mal ou fait réfléchir, quelque chose qui m’obsède et sur lequel j’éprouve le besoin d’écrire, que ce soit quelque chose que j’ai vécu ou bien lu ou entendu… ça part d’une phrase, d’une idée précise et puis ça grandit…
Ensuite je compose la musique. Mais pour moi, la musique fait partie de l’écriture de la chanson, elle apporte une lumière particulière sur le texte et raconte elle-même quelque chose.
RO : Quel est ton parcours artistique ?
Lise Martin : J’ai d’abord fait une fac de Cinéma, puis une école de Théâtre. En même temps, j’ai pris des cours de chant et j’ai commencé à écrire mes chansons et à les chanter dans les cafés-concerts parisiens…
RO : Quelle est ta référence en matière de chanson?
Lise Martin : Brassens et Barbara sont mes deux grandes références en matière de chansons. Et puis il y en a beaucoup d’autres, mais je risquerais de ne plus m’arrêter si je commençais à en faire la liste!
RO : Le Tremplin Reims Oreille, tu l’as trouvé où et comment ?
Lise Martin : J’en ai eu connaissance par le Centre de la Chanson, à Paris.
RO : Est-ce que ça a été éprouvant d’attendre, de chanter et d’attendre encore ?
Lise Martin : Non, au contraire, car le fait de pouvoir écouter les autres m’a fait oublier tout ça. Je n’avais pas l’impression d’être à un concours, mais à un concert. C’est seulement quand je suis montée sur scène à mon tour que je me suis souvenue pourquoi j’étais là et que le trac est arrivé. Quand je suis retournée dans la salle après avoir chanté, je me suis à nouveau sentie spectatrice et j’ai pu profiter avec bonheur de la fin du spectacle.
RO : A part la chanson, tu as une autre activité artistique ? D’où te vient cette voix ?
Lise Martin : A part la chanson, je continue le théâtre, et je dessine aussi. Et puis j’aime bien explorer, découvrir, essayer de nouvelles activités… en ce moment c’est le tango…
Ma voix? Je ne sais pas, je suis née avec, c’est une partie de moi, qui reflète beaucoup de choses… Elle est fragile quand je me sens fragile, solide quand je me sens bien, elle me surprend aussi parfois. Je l’apprivoise de plus en plus, en même temps que j’apprivoise mon souffle, ma respiration. C’est passionnant et parfois difficile et je pense que j’ai encore beaucoup à découvrir et à comprendre, mais je trouve ça réjouissant!!!
RO : Qu’est-ce que ça apporte de partager une soirée comme celle-là avec d’autres artistes ?
Lise Martin : D’abord la joie de rencontrer d’autres artistes, de se découvrir les uns les autres, de se soutenir, de se sentir un peu de la même famille… et le bonheur d’avoir sa place dans cette famille là justement, d’exister avec les autres, pas contre eux.
Et comme on est tous différents, on se complètent forcément d’une manière ou d’une autre ! C’est pour ça que l’idée de revenir à Reims pour des co-plateaux me plait énormément!
RO : Tu prépares un album : il sortira quand ?
Lise Martin : Oui je prépare un album, même deux albums en fait…
Et si tout va bien ils devraient sortir fin mai-début juin 2013!
Je vous tiendrai au courant bien sûr!
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Reims Oreille : Bonjour Garance. Dix questions. La première : comment es-tu venue à la chanson ?
Garance : Bonjour Reims Oreille. J’ai toujours aimé la chanson et je chante depuis petite très fort dans ma chambre. Les chansons des autres, bien sûr.
Puis l’envie de faire des concerts est venue par le théâtre, d’abord une envie de s’exprimer par ses propres mots après avoir emprunté ceux des auteurs, après avoir joué des rôles.
RO : Comment écris-tu tes chansons ?
Garance : Ça sort tout seul. Je ne peux pas écrire sur commande, ou me dire « tiens j’ai envie de parler de telle chose », quand j’écris comme ça je trouve toujours ça très mauvais ! En fait c’est comme si quelque chose se tramait, ça peut durer des mois ou seulement quelques jours, un sujet qui me taraude, presque inconscient et à un moment je dois le matérialiser.
RO : Quel est ton parcours musical ?
Garance : J’ai joué du piano petite, puis j’ai demandé à avoir une guitare pour mes treize ans. J’ai appris toute seule et à l’âge de 20 ans j’ai écrit ma première chanson. J’étais venue à Paris pour faire du théâtre, je jouais dans des pièces à ce moment-là. Un jour, pendant les vacances de Noël 2005, j’étais rentrée chez mes parents à Châtellerault et j’ai revu un ami de lycée qui composait lui aussi. On s’est chanté nos chansons et le lendemain il m’a donné rendez-vous à l’Espérance, le café du lycée, et m’a proposé : » Dans trois mois je viens te rejoindre à Paris, on répète, on fait un set avec tes chansons et les miennes et cet été on fait des concerts ». J’ai dit OK. On l’a fait, on a joué tout l’été dans tous les bars miteux de la capitale et pendant deux ans on s’est appelé »Garance et Brams ». Ensuite j’ai voulu qu’on fasse des plus belles salles, qu’on fasse d’autres choses et nos chemins se sont séparés. C’est grâce à lui que j’ai commencé à chanter, c’était une super expérience ces deux ans en duo.
RO : Qu’est-ce qui t’a donné envie chanter ? James Dean ?
Garance : Julien Brams, c’est un peu un James Dean, faut le connaître ! Sans rire, ceux qui m’ont donné envie de chanter, c’est Souchon, Renaud, Batlik et Lynda Lemay.
RO : Le Tremplin Reims Oreille, tu l’as trouvé où et comment ?
Garance : C’est Govrache, vainqueur du tremplin 2011, un ami et chanteur que j’aime beaucoup, qui m’a conseillé de participer à Reims Oreille.
RO : La scène, c’est ton truc ? Est-ce que c’est dur de passer la première lors d’une telle soirée ?
Garance : Est ce que c’est mon truc ? Je ne sais pas, en tous cas, c’est ce que j’aime faire, j’aime chanter avec ma guitare, j’aime parler aux gens, c’est un peu une nécessité. De passer en premier, c’est peut-être plus facile parce qu’on n’a pas encore entendu les autres, le public n’a pas encore de point de comparaison, on est tranquille ! Et après on peut écouter la suite des concerts peinard au lieu de stresser dans sa loge
RO : A part la chanson ?
Garance : Toujours un peu de théâtre, mais pour enfants principalement, des spectacle que l’on tourne dans les écoles et les théâtres. C’est chouette aussi, pas de pression, on rigole bien ! Mais la chanson prend beaucoup de temps, les démarches, les papiers, la recherche de dates, les répétitions, le travail avec les musiciens, tout ça tout ça.
RO : Revenir à Reims Oreille l’an prochain chanter une heure, en co-plateau avec une des autres finalistes, mais sans compétition, ça sera mieux ou moins bien ?
Garance : Ça sera mieux parce qu’on aura plus de temps sur scène, ce sera super chouette de partager à nouveau un plateau avec une des autres finalistes. Ce sera mieux aussi parce que je viendrai avec mes musiciens cette fois. Mais ce sera moins bien parce qu’on ne sera que deux et pas toutes les quatre
RO : As-tu eu l’impression de participer à un événement assez exceptionnel ?
Garance : Haha oui ! En fait ce que j’ai aimé, c’est qu’on ne ressent pas l’ambiance »tremplin » à Reims Oreille. Nous, on se met forcément la pression toutes seules parce qu’on le sait qu’il y a un vote à la fin et que forcément le public va se demander quel concert il préfère, mais dans les loges entre les musiciens l’ambiance était super détendue et plutôt à la fête. Le public était très réceptif, l’accueil de l’équipe de Reims Oreille et de la salle du Flambeau nous a mis à l’aise, c’était très convivial tout ça. On avait plus l’impression de participer à une fête à quatre chanteuses que de concourir pour un prix. Alors quand en plus on a su qu’on avait toutes le même prix et qu’on allait rechanter ensemble !
http://www.dailymotion.com/video/xr671q
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Reims Oreille : Bonjour Lily. Quelques questions. La première : comment es-tu venue à la chanson ?
Lily Luca : Il y a pas mal de facteurs, alors pour vous épargner j’en choisis 4 (vous trouverez les autres dans ma biographie posthume) :
1) petite, j’avais une cassette de chevet d’Yves Duteil « Vos Préférences », que j’écoutais en boucle et dont je connaissais toutes les paroles par coeur. Je trouve encore ses chansons vraiment bien écrites, pleines de sens et d’émotion et de tendresse et j’assume.
2) à la fin de l’adolescence, j’ai appris quelques accords de guitare pour accompagner les chansons au coin du feu, mon devoir en tant que jeune diplômée du BAFA. J’ai découvert les grands classiques, les tubes des années 70-80-90 et le plaisir de partager ces tous ces refrains dans la simplicité de ces soirées grâce au sacro-saint Diapason Rouge.
3) après une première année d’études un peu vagues je suis partie faire le tour du monde, et je me suis arrêtée au deuxième pays, l’Ecosse. J’y ai passé deux ans. C’est là-bas que j’ai commencé à écrire, pour chanter dans des scènes ouvertes. Bon, comme personne n’a été touché par le message de ma première chanson, j’ai écrit les suivantes en anglais car j’ai compris qu’ils n’avaient pas compris. De retour en France il s’est passé la même chose dans l’autre sens, donc je suis revenue à ma langue natale.
4) ma rencontre avec la « clique » ou le « gang » des Lyonnais : en tant qu’étudiante au CFMI (Centre de Formation des Musiciens Intervenant en milieu scolaire) de Lyon, j’ai découvert Michèle Bernard, Rémo Gary, Claudine Lebègue, Jean-Baptiste Veujoz, et plein d’autres. Et tout ça notamment grâce aux cours d’interprétation individuelle d’Elisabeth Ponsot – qui dirige l’ensemble vocal des Clés à Molette dont je fais maintenant partie. Ca a été le coup de foudre, je n’ai jamais décroché depuis.
RO : Comment écris-tu tes chansons ?
Lily Luca : En général au stylo sur des feuilles volantes que je rature dans tous les sens, que je recopie au propre des dizaines de fois (parce qu’il reste toujours des ratures) puis que je perds une fois que je connais la chanson par cœur. Des fois je retombe sur la feuille quelques années plus tard et je suis surprise de l’évolution qu’a subi le texte!
Mais pour le processus, la petite étincelle, la technique, c’est tellement différent à chaque fois que je serais incapable de répondre en quelques lignes. (cf biographie posthume)
RO : Quel est ton parcours musical ? Qu’est-ce qui fait le style Lily Luca ?
Lily Luca : Euh… difficile d’avoir ce recul-là ! Pour le parcours j’ai un peu répondu dans la première question, on peut ajouter quelques années de flûte traversière en école de musique, un peu de basse dans un groupe de rock à l’adolescence, et un DEUG de musicologie. Un passage aussi en Musiques Actuelles au Conservatoire de Lyon, mais j’y ai plus travaillé la « scène » que la « musique » à proprement parler. Pour la guitare, je me considère comme semi-autodidacte. (j’ai pris une dizaine de cours dans ma vie, mais ça serait ingrat envers mes profs d’ignorer de qu’ils m’ont apporté.)
Ce que j’aime dans la Chanson avec un grand C c’est le côté populaire, accessible à tous, sans bagage socioculturel pré-requis. Mais il est trop facile de sombrer dans l’imitation de ce qui existe déjà, de ce qu’on aime, de ce qui marche…
Pour créer mon style, j’essaie de me surprendre moi-même dans la composition, les paroles, l’interprétation. D’aller là où on ne connaît pas, à l’encontre des automatismes. Avec comme règle principale de me faire plaisir… tout en cherchant la justesse qui permet de garder le lien avec le public. Tout un programme.
RO : Le Tremplin Reims Oreille, tu l’as trouvé où et comment ?
Lily Luca : En tapant « tremplin, chanson » sur google. Pour développer sa carrière, c’est une des rares portes d’entrées si on n’a pas fait les bonnes rencontres au bon moment!
RO : La scène, c’est ton truc ?
Lily Luca : Oui, oui, oui!
C’est comme un vernissage d’expo pour un peintre, cet instant magique où on montre enfin ces chansons qu’on a pris tant de plaisir à fabriquer!
Mais ce n’est pas venu d’un coup, j’ai pas mal cheminé avant de m’y trouver à l’aise… Ca demande de la confiance en soi et en ce qu’on fait. Je l’ai trouvée en grande partie grâce à la pratique du clown et en allant voir des centaines de spectacles.
RO : “Futur 2000”, comment nait une telle chanson ?
Lily Luca : C’est venu de ma difficulté à écrire une chanson engagée sans tomber dans le premier degré d’une revendication politique ou d’une utopie hippie.
J’ai voulu confronter le futurisme dont on rêvait enfants (les voiture qui volent, la paix dans le monde, la technologie au service de tous) avec ce qui s’est finalement passé en vrai (les voitures ne volent toujours pas et la technologie est plutôt au service du contrôle financier ou politique). Le tout avec un regard innocent et naïf, l’air de rien.
RO : A part la chanson, Lily Luca, elle fait quoi ?
Lily Luca : Elle nage deux fois par semaine (résolution 2013, tenue jusqu’à ce jour au moins).
Elle fait de l’aquarelle, pour le plaisir, pour illustrer : ses disques, les affiches des uns et des autres, et sa vie de chanteuse dans un blog qu’elle a ouvert récemment (ou ouvrira, selon la date de publication: c’est prévu pour le 5er mars)
chantonsmalgretout.blogspot.fr/
Elle tricote, aussi.
RO : Qu’est-ce que ça apporte de participer à ce genre de concours ?
Lily Luca : La constante c’est la rencontre. Donc, selon les tremplins, elle se fait avec
- d’autres artistes,
- la ou les asso(s) qui organise(nt),
- du public,
- des professionnels (programmateurs, animateurs radio, journalistes, etc),
- la richesse (des fois il y a des prix en numéraire),
- le succès,
- l’amour,
- la célébrité,
- son destin,
- etc.















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