Eté : participe passé du verbe être, mais néanmoins présent !

2082014

L’été. Le ciel, le soleil, la mer. La plage.
J’avais dessiné son doux visage.
Ah, quel été, quel été, qu’elle était moche.
Il fait beau. Allons au devant de la vie. Coquillages et crustacés.

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14 juillet. Mon lit douillet.
Un petit cabanon. On fait une petite belote. Un pastis bien frais, c’est si doux quand ça glisse. Une partie de pétanque.
Je fais du tandem, c’est bon pour l’hygiène.
Ah ! Les voilà, nos beaux Tours de France.
Enfant de la montagne j’y retourne.
A la mi-août, c’est beaucoup plus romantique.
Elle a les joues et le front halés. Elle descend de la montagne à cheval.
Allons à la campagne. Dans le Loir et Cher. Sur l’autoroute des vacances.
O Toulouse, Nantes, Rock Amadour et la banlieue de Saint-Paul-de-Vence.
Ma Bretagne quand elle pleut.

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Sous notre tente, quand on est bien blotti.
Quand la mer monte.
Ah, qu’il est doux le plaisir de la pêche. Aimez-vous les moules marinières.
C’est ma première merguez-partie.
Voyage, voyage.
Je rêve au fil de l’eau.
C’est l’heure où les bourdons cessent de bourdonner.
Moi, je suis couché sur le dos, dans mon hamac.

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Mon vieux copain, la vie est douce, vivons comme vivent les fleurs,
Ne pas en fiche une secousse, c’est le vrai secret du bonheur.
O paresse, mère des arts et des nobles vertus,
Sois le baume des angoisses humaines !

Jean-François Capitaine

 

 




Tremplin Réussi

2042014

C’était notre 5ème Tremplin. Encore une soirée bien sympathique au sens fort et noble du terme. La chose n’a d’ailleurs pas échappé à certains chroniqueurs qui nous donnent ici l’occasion de les remercier. Pour sa deuxième année « le Genouillac libéré », (dans la Creuse) nous consacre une colonne : « … Cré Dieu, core une fois, les Rinçois nous ont donné une sapré soirée avec leur temps plein et leurs quatre garcettes qu’a chantaient à faire détirebouchonner la queue de nos cochons… » Et si « El Mundo » et « Il Piccolo » ne nous ont livré que des brèves : « Hermosa noche » et « Bella serata », plus surprenant le « Russki Journal » n’hésitait pas à écrire : « что прекрасный вечер, что 3Ta вечер организован Реймс ухо  красивые певцы дружелюбны общественного»(pour info , pеймс ухо : ça veut dire Reims Oreille).

Mieux encore « L’écho de Kyoto » commentait : « 耳を洗浄することによっ て組織   さ美しい夕 karine zarkaべその美しいものを夕方.美し flo zinkい歌手に 優しい公共口の marianne masson中を洗浄してくれて K !ありがとうK !  »

Il en est d’entre nous qui pensent que c’est trop. Un peu surestimé, un peu surévalué. Peut-être. En attendant, pourquoi se faire des soucis et cracher dans la vodka ? Prenons appui sur ces aides précieuses pour oser dire à tous ces  dfgghjk qui boudent encore nos spectacles  :
B »NAOLMD%

C’est un peu dur certes, mais il faut parfois ne pas avoir peur d’énoncer certaines vérités.

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K! – « Entre mes Jambes »

Jean-François Capitaine

 

 




Petit poisson deviendra grand

6012014

Depuis son origine, le tremplin annuel de Reims Oreille reste une  soirée particulière, mais qui, surtout, n’a jamais déçu.  On ne répétera jamais assez l’existence dans notre sphère chansonnière et francophone du nombre incroyable de talents aussi divers que variés. Talents pas forcément universels ou grandioses mais simplement authentiques, sincères et de qualité, ce qui est déjà plus que mieux.

Cette année encore, le choix a été difficile pour désigner les finalistes, comme il sera sûrement délicat pour distinguer parmi eux le lauréat 2014. Mais peut être qu’importe. Vainqueurs ou vaincus, sélectionnés ou pas, tous ces chanteurs, chanteuses, on les aime. Et même si l’esprit critique n’a pas vocation à s’endormir, il ne nuit en rien au respect.

Pas d‘empereurs chez nous qui s’amusent avec leur pouce, de spectateurs qui, du bas de leur chaise s’ingénient à jouer les procureurs impavides. D’autant mieux qu’à ce petit jeu on risque de virer un jour ridicule, à l’image de tous ces critiques professionnels, messieurs imbus, plus attachés à leurs critiques qu’à ce qu’ils critiquent, au point d’écrire parfois de grosses énormités parfois démenties par l’arrogance de l’avenir.

Et encore, délicat comme je peux l’être, je passerai sous silence tous ces silences (peut-être pires qu’une mauvaise critique) qui ont accompagné l’activité de nombre d’artistes dont Roger Riffard, quatre-vingt-neuf ans cette année, pourrait être le porte-chant.

Plus rassurant : une phrase arrive à ma lecture, tirée d’un entretien avec un grand cuisinier et philosophe :

« Une excellente sardine est préférable à un homard médiocre »

Moralité, conclusion, conseil : n’hésitez pas !

Venez applaudir nos (encore) petites mais excellentes sardines…

 

 




Le printemps sans amour

7102013

Le printemps sans amour
C´est pas l´printemps

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Pas sûr que ce soit une information, mais septembre c’est le mois de la rentrée. Et c’est comme si les saisons s’inversaient. L’automne devenant le printemps. Après un hivernage ensoleillé, c’est le renouveau, le départ d’une nouvelle année, l’espoir qu’elle sera ce qu’on en attend.

Je me souviens, gamin, du premier jour de classe, précautionneux de mon nouveau cartable contenant de beaux cahiers tout neufs protégés par leurs protège-cahiers aussi neufs, des crayons noirs HB  ou de couleurs tous bien taillés… La suite serait sûrement moins délectable, mais on n’est pas là pour se faire rire même un peu.

Juste pour dire que pour Reims Oreille, c’est pareil. Des fins d’années toujours sur le fil (euphémisme pour dire qu’on ne passe jamais par le Luxembourg pour partir en vacances) et hop, dès les vendanges en vue, on se dit que ça va repartir, que c’est pas possible, qu’avec le programme qui se profile, va falloir se serrer.

Et justement, cette année le programme n’a rien à envier aux précédents et que ceux qui, un jour, sont sortis déçus d’une soirée nous le disent (avant de baisser la tête pour éviter la baffe).
2013-14 : Un programme d’enfer, un tourbillon d’artistes, un maelström de talents, qu’on ne saurait que vous conseiller d’en réserver les dates (voir plus loin) sur votre agenda tout neuf.
Qu’on ne saurait que vous conseiller d’en parler à vos amis, de les forcer à vous accompagner, s’ils veulent encore pouvoir sonner à votre porte avec la certitude quelle va s’ouvrir.
A vos voisins(e)s, s’ils ne veulent pas connaitre une nouvelle définition de la mitoyenneté.

En résumé ne gâchez pas notre printemps qui est aussi le vôtre comme la suite des saisons.

 « Ce n’est pas parce que
L’automne et l’hiver viendront
Qu’il faut arrêter le printemps
Les bourgeons éclatent
La fête est là »

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Actualité oblige

25062013

Dernier couplet anti-média, avant le prochain…

Avoir à rendre un édito le jour où meurt (« disparaît » disent certains qui confondent trépasser et tour de magie) un de ces chansonniers  (un de nos « derniers grands » disent certains qui pensent que les artistes ont cessé de naître après la dernière guerre) au talent qu’on dira – pour faire simple – plus universel que d’autres, pourrait sembler du pain béni (comme disent certains qui confondent boulangeries et tabernacles)…

Ah ! sur vingt lignes, chanter le troubadour nonchalant mais chaland de vie quand même ; faire dans le panégyrique de Youssef-Georges,  Alexandrin grec qui préférait les jeunes femmes aux colonels, Sacco à Sarko…  et  montrer, à travers la célébration de ce troubadour, son amour de cette chanson française toute faite de belles paroles qui disent des choses et de belles mélodies qui les fardent pour mieux nous les faire garder en mémoire…

Trop facile, et d’ailleurs d’autres l’ont fait, non sans un peu de cette ambiguïté qui fait le charme de nos thuriféraires d’occasion.

Car les mêmes qui célèbrent le métèque oublient souvent de nous intéresser à ceux vivants qu’on envoie errer ailleurs..

Car on ne peut s’empêcher de réactions contrastées et d’être quelque peu irrités de ces gens responsables de notre culture populaire qui ne cessent de découvrir que la chanson peut être intéressante sans être chiante mais sans jamais s’y intéresser vraiment, avoir du sens mais sans trop insister sur le sens du sens, en vanter ses valeurs sans pour autant se proposer d’aller en chercher toutes les expressions..

Irrités chaque fois qu’on a le sentiment qu’ils aiment mieux un grand artiste mort qu’un chanteur vivant, un patriarche agonisant que ses petits enfants en quête de reconnaissance.

Dans les années 50, qui de tous ces encomiastiques (comme disent ceux qui comme moi ont parfois recours au dictionnaire) nous auraient parlé du même artiste quand il chantait  « le jugement dernier » à l’Echelle de Jacob ?

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En vérité (en tout cas c’est la mienne) c’est qu’…

Il y a des Everest, des Kilimandjaro, aussi des monts, des Ballons d’Alsace et même la montagne de Reims avec ses vignes prometteuses…

Il y a des Taj Mahal, des pyramides, aussi des Beaubourg, des cités radieuses et même des mas et des bungalows aux dimanches ensoleillés…

Il y a des océans, des mers, aussi des lacs, des étangs, des mares et même de belles flaques d’eau, dans lesquelles se reflètent nos espoirs…

Il y a des…

Jean-François Capitaine




En avant la zizique…

4042013

Tu vois rien n’a vraiment changé
Depuis que tu nous as quittés
Les cons n’arrêtent pas de voler
Les autres de les regarder

(Jean Ferrat)

Il y a peu, se tenait dans un café, sis dans un village berceau du champagne et de Reims Oreille, une soirée consacrée à Boris Vian.

Boris Vian n’a pas écrit que les paroles de « Faut rigoler, faut rigoler ».

Il est aussi ce monsieur qui notait dans un petit livre quelques pertinentes observations  sur l’état de la chanson.

Extraits :

« On ne peut pas faire au public grief de son ignorance quand on s’emploie de son mieux à l’y maintenir…… »

 « Que se passerait-il, dans une école, si par ordre de l’Université, le maître se maintenait en permanence, au niveau de l’élève le plus bête ? »

 « C’est l’imbécile, par l’intermédiaire du producteur, qui fait la loi et qui dicte les programmes que devront supporter les autres.
L’imbécilité étant beaucoup moins fatigante et bien plus contagieuse que l’intelligence, peu à peu, le niveau de l’auditeur dégringole…
Le jour n’est pas loin, si l’éducation suit la même voie, où l’élève le plus idiot de la clase sera d’office désigné pour faire les cours à ses camarades…
La presse, la radio clament périodiquement le rôle éducateur qu’elles sont amenées à jouer. Qui dit éducation dit sélection, et choix ; choix effectué par celui qui éduque et non par celui qui est éduqué. Encore une fois, on rougit d’avoir à répéter de pareils truismes, mais on rougit davantage de constater à quel point ceux qui se prétendent responsables du niveau intellectuel général battent en retraite devant leurs responsabilités…. »

Le petit livre est titré « En avant la zizique ». Il date de 1966…

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Lettre semi-ouverte à Madame France Inter

22102012

Je n’écoute pas votre radio en permanence, mais trop, c’est trop : assez de toute cette chanson française d’expression.

Déjà qu’à longueur de journée, on n’en finit pas des grands anciens ou des vedettes plus récentes, mais archiconnues, les Thomas Fersen, Amélie les Crayons, Thiéfaine, Delerm, Grande Sophie, mais pourquoi tant de temps d’antenne pour ces Anne Sylvestre, Romain Didier, Michèle Bernard, Sarcloret, pour ces interprètes qui nous gavent depuis une éternité, Francesca Solleville, Jean Guidoni ?

Mais surtout pourquoi tous ces inconnus, Claude Semal, Rémo Gary, MélissMell, Jean-Michel Piton, François Gaillard, Thomasi, Frasiak, Frédéric Bobin ?

J’adore la chanson française, cependant et s’il vous plait, gavez nous de raps bien crispants, mais assez des Eric Toulis, Louis Ville, Alcaz, Thomas Pitiot, Loïc Lantoine ! Un peu plus de chanson anglo-saxonne (pourquoi ne jamais en passer ?), mais pas trop de Pascal Mary, Bernard Joyet, Gaëlle Vignaux, Flow !

N’écoutez pas ceux qui prétendent qu’il est du rôle d’une radio publique d’essayer de sensibiliser le grand public à ces auteurs, porteurs d’une longue tradition qui tient de notre histoire littéraire comme musicale. Laissez faire les chaines de télévision qui font ce travail très bien. Pensez à Allain Leprest mort de n’avoir pu supporté d’être trop connu du grand public.

Laissez tomber les Pierre Delorme, Nicolas Bacchus, Philippe Thomas, Govrache, Marc Servera, Hervé Lapalud ou Akrich, les Morel François et Gérard, Agnès Bihl, Gérard Pierron (et quelques dizaines d’autres…) !

Continuez, vous êtes sur le bon chemin. Peu à peu, j’apprends à me passer de la radio…

On a toujours raison d’écrire. Le lendemain, Madame Inter, France de son prénom, me retournait un courriel très personnalisé m’affirmant qu’elle était bien contente de connaitre mon avis et qu’elle allait s’empresser d’en parler à son collègue Kidedroua. On se sent toujours mieux quand on a l’impression de ne pas perdre son temps.

Jean-François Capitaine




Aidez-vous à aimer la chanson

15102012

Si vous aimez la chanson, si vous voulez aimer la chanson, si vous avez envie de vouloir aimer la chanson, un conseil : ne comptez que sur vous. Il faudra vous y faire : la chanson ne viendra pas à vous. Quand j’écris chanson, j’entends celle de créateurs, d’artisanat, vivante, d’aujourd’hui, de sensibilités diverses, d’approches variées.
Celle qui fait dans cet art du quotidien, celle qui « parle une langue directement accessible mais assez savante pour échapper à la platitude » (Pol Vandromme). Celle que l’on entend de moins en moins sur nos médias, puisque même notre service public a, depuis longtemps, succombé à la livraison de soupes  qui peuvent distraire, mais qui pourraient le faire sans occuper tout l’espace.
« Qui connait l’eau des sources n’aime plus l’eau croupie » chantait jadis un patron de radio publique sur laquelle la chanson française est de plus en plus absente.
Mais où est la source ?
D’excellents artistes se produisent dans des grandes salles plus ou moins proches ou dans des villes dont les municipalités ont su intégrer la chanson dans un panel culturel. Ils ont raison de le faire et le public a raison d’aller les applaudir.
Ailleurs, la chanson sait que sans le maillage de toutes ces associations qui, ici ou là, avec plus ou moins de bonheur, parviennent à lui maintenir des espaces, cette chanson (votre chanson) sait qu’elle serait moribonde depuis longtemps.
Si la chanson de Reims Oreille, par vocation un peu, mais aussi par obligation beaucoup, se veut de proximité, rien ne l’oblige à devenir trop intime.
Nos salles sont petites, mais on peut les remplir, elles ne demandent que ça.

Vous aussi,
Alors,
Rémoises, Marnais, Travailleuses, Français,
Prenez dates et les communiquez,
Quittez l’obscurité pour la lumière,
Relevez le défi et la tête en même temps,
Égorgez vos fils et vos  compagnes
s’ils refusent de vous suivre
dans ce combat pour
Une chanson outragée,
Une chanson brisée, chanson martyrisée,
Mais une chanson libérée
grâce à nous, tous ensemble
dans l’union réunie de nos forces rassemblées.
Rémoises, etc… :
AIDEZ-VOUS !

Jean-François Capitaine,
Président de Reims Oreille
… en général !

 





L’avis du spectateur

22062012

Notre monde ne peut être que désespérant puisque les hommes sont désespérants.

On ne peut s’empêcher, en tout cas, de faire le simple constat qu’à naviguer entre Beethoven / Beckett et Chimène Badi / Anne Roumanoff, on n’a pas choisi le créneau le plus favorable.

Inviter un public à des dates indéterminées, sans trop d’information, à venir écouter des chanteurs inconnus pour beaucoup, dans des salles de banlieue, suppose chez nos concitoyens une démarche curieuse et sans à priori qui, apparemment, fait parfois défaut.

On peut toujours se soulager en critiquant telle ou telle politique : des médias, des télés, de la ville,  des régions, du pays, du monde, et on aura raison de le faire, mais autant boire une bouteille de vain.

A Reims comme ailleurs, il y a les gens qui sortent et ceux qui ne sortent jamais ou quasiment jamais. Pour les gens qui sortent l’offre est permanente. Surement trop, alors la plupart choisissent les autoroutes de la culture, parce que c’est plus facile, qu’on est en pays, en milieu de connaissance, dans des lieux dignes de nous et des programmes de vraie culture. Alors on s’abonne à la Comédie, au Théâtre, au Manège. Une fois par mois, on va au concert de musique au Musée parce que c’est à l’heure de la messe et que c’est gratuit et au Musée. Une fois par an on va au festival de Jazz parce que c’est dans les Celliers Pommery et que c’est rituel. Pas sûr que tous ces grands amateurs de jazz se ruent dans les petits concerts. Presque sûr qu’un Rémo Gary pris dans un abonnement de la Comédie remplit la salle !

Les plus ou moins jeunes qui vont à la Cartonnerie, qui aiment rester debout deux heures et s’en mettre plein les oreilles, ont comme poètes préférés Jean-Louis Aubert et Dominique A. Même pas une moquerie, simplement pour dire un public différent que je vois mal sur la mousse du Ludoval.

Ceux qui vont à « l’Affiche » sont les mêmes qui, quand ils vont à Paris, vont au « Théâtre des Deux Ânes » ou similaires, et à l’Affiche pour voir de près des artistes vus chez Ruquier ou similaires. Preuve, Manu Galure, peu connu et qui se paie un public minimum.

 

Hors ces directions, j’ai cru remarquer que ce qui marche (relativement) relève de deux choses : public copains-famille et festival.

- copains-famille : si lors des spectacles théâtre d’amateur ou chorale, on enlevait les amis et les neveux, on pourrait constater que le « vrai » public n’est pas énorme. Exemple : dernièrement au conservatoire, une soirée chansons avec les élèves et la salle est pleine de parents photographes admiratifs de leurs génies et le lendemain soirée avec D. Rago mais sans les parents…

- festival : donne un côté festif, une unité avec un sentiment de plein de choses, crée un rituel.

Est-ce que (c’est l’exemple qui me vient) les mêmes artistes programmés au festival Dimey feraient autant de monde saupoudrés dans l’année ?

Je n’en tire pas de conclusion. Même restreint, nous avons un public. Mais un public volatile et peu fidèle. Dans ma proximité je vois facilement une bonne dizaine de personnes qui aiment, qui viennent, mais pour diverses raisons viennent plus parfois que régulièrement…

Peut-être, plutôt que parsemer des concerts, faudrait-il se concentrer sur un temps plus court, sur une période aux dates bien choisies. Lui donner un nom, un lieu. Y mêler Tremplin et groupes locaux, chorale de marins et bal folk (je dis n’importe quoi, c’est juste pour dire !!).

Un choix qui permettrait d’informer longtemps à l’avance nos aficionados qui auraient moins l’excuse  d’être occupés ces jours là. Donnerait  le temps d’une promotion plus efficiente.

 

Conclusions de l’ami Pierre :

- pessimiste : « II faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n’arrivera jamais. »

- optimiste : « Rien n’est jamais perdu tant qu’il reste quelque chose à trouver. »

Jean Sérien

L’avis du spectateur dans Edito ludoval




Saison 7 – Episode 28

31032012

Hé oui ! Déjà sept ans. C’est en juillet 2005 qu’est né Reims Oreille. Et le premier numéro est sorti dans la foulée. Nous en sommes à 28 aujourd’hui et notre saison Sept sera bientôt bouclée…
Que le temps passe vite, que de chemin parcouru, que de rencontres faites, que de chemin à faire encore, que d’aventures à inventer !
Mais quand on voit les ravages que font certains quinquennats, on est en droit de se demander ce que peut apporter un nouveau septennat. Alors on se demande si on en veut encore, si on a encore la pêche ou la frite, encore le courage et l’envie… L’envie d’avoir envie, comme le hurlait un philosophe bien connu…

Un peu de sang neuf, un peu de punch, une équipe à inventer, des coups à préparer, une autre façon de voir, un gentil coup de balai pour enlever la poussière qui s’est accumulée en sept ans, rénover sans casser, tout ça ferait du bien. L’appel est lancé, la perche est tendue. Qui n’en veut ?

En attendant après-demain, l’actualité, c’est aujourd’hui et demain.
Aujourd’hui, c’est le vendredi 6 avril, à partir de 19 heures, à l’Espace Le Flambeau de Reims, c’est la finale du Tremplin Chanson avec trois beaux finalistes, trois personnes qui ont besoin qu’on les écoute, qu’on les voie, qu’on les entende, qui ont besoin de structures comme Reims Oreille. De plus, le même soir, le président de jury, c’est Hervé Lapalud, notre premier invité 2005, un presque vieux encore jeune, il revient, pour présider, mais aussi pour nous présenter son nouveau spectacle, son nouvel album. Hervé Lapalud est le premier artiste déjà invité à revenir ! En sept ans, nous avons su ne jamais programmer le même artiste ! C’est notre fierté d’avoir su inventer à chaque fois, d’avoir cherché et trouvé.
Demain, c’est le vendredi 25 mai, à l’Espace Ludoval de Reims, c’est le spectacle de clôture de saison, c’est l’occasion de partager une belle soirée en chansons.
Et ça sera l’occasion de retrouver et de découvrir un peu plus, dans son tour de chant, le vainqueur du Tremplin 2012 en première partie.
Et ça sera aussi l’occasion de découvrir au micro celle qu’on avait déjà vue derrière son piano (et parfois devant), celle qui place habituellement ses notes intelligentes sur les mots intelligents de ses amis

Nathalie MiravetteSaison 7 - Episode 28 dans Edito NMiravette03

De Nathalie Miravette, Bernard Joyet dit :

« Espiègle, féroce, douce, malicieuse, diabolique, inquiétante, sensuelle, elle quitte le piano mais reste virtuose. Alchimiste, orpailleuse, tout ce qu’elle touche se transforme en pépite ou en soie. Elle réinvente les chansons. Tellement à sa manière qu’on croit qu’elle les a écrites. Capable de vous dire les pires horreurs à l’oreille… vous les percevez trop tard… déjà elle vous touche en plein cœur et vous tire une larme. Elle jaillit, esquisse un pas de danse, vous embarque, vous surprend,  vous ne verrez pas le temps passer. Vous serez happés par une tornade. Nathalie Miravette accompagnée par Jennifer Quillet ou Antoine Salher, dans son spectacle « Cucul, mais pas que… ».  Une interprète, une comédienne, une amie. Pas seulement un tour de chant débridé, un beau spectacle. Magique, riche, intelligent, touchant. C’est très fort. J’aime. »

http://www.dailymotion.com/video/xb6e94

albatros dans Edito

 

 

 

 







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