Une assoc (chapitre 3)

22122012

Une assoc (chapitre 3) dans Chris Land Stories public-coul-01-300x225Traditionnellement, Le Picardie n’ouvre ses portes à nos cabarets que le premier vendredi de chaque mois. En vérité, nos interventions se font de plus en plus fréquentes, Entre les soirées « dédicaces », les « spéciales », les « de soutien », les « Beaujolais nouveau », les « Fête de la musique », plus les cabarets de Champigny, l’association organise en moyenne trois soirées par mois.

Il y a une sorte d’euphorie à plonger dans ce tourbillon mais aussi un risque réel d’épuisement. Autre risque bien réel, l’épuisement financier des adhérents et du public… Et comme ce sont eux qui ont fait que Le Pavillon est devenu ce qu’il est, leur épuisement serait suicidaire pour l’association.

Il fallait donc trouver un juste milieu entre l’envie manifestée de voir se multiplier nos activités et la nécessité de gérer au mieux les énergies dont nous disposions pour les mener à bien…

Le départ en retraite annoncé des patrons du Picardie allait changer la donne. La suite de notre activité principale ne dépendait plus seulement de nous.

Onze années plus tard, de programmations en animations non-stop pour promouvoir la chanson, l’enthousiasme s’est émoussé.

Les patrons du restaurant qui nous ont hébergés toutes ces années se résolvent à passer la main, nos cabarets compris, à un groupe de repreneurs intéressés par la réputation du lieu que nous avons largement participé à valoriser.

public-coul-08-300x225 dans Chris Land StoriesDans la foulée du succès rencontré par la fête (voir photos) que nous avions organisée l’année précédente pour fêter le dixième anniversaire de nos soirées au Picardie, une « fête des fous » est organisée sur le même modèle pour fêter le départ de Camille et Nicole et pour faire connaissance avec les nouveaux gérants. Mais le courant ne passe pas franchement avec ces derniers.

Beaucoup de membres de l’association doutent que l’avenir de nos cabarets passe par ces personnes qui nous voient davantage comme des pourvoyeurs de clients que comme des partenaires culturels. Quelques-uns pensent qu’il vaut mieux arrêter là l’aventure, pour rester sur une bonne impression plutôt que de vouloir forcer le destin de ce qui fut une magnifique et réjouissante expérience.

Plusieurs membres du bureau pour des raisons personnelles (familiales, santé, lassitude, départ en province, retraite, usure…) décident d’arrêter là le voyage, signant définitivement la fin de cette aventure exaltante, l’histoire de feue l’association Le Pavillon, une harmonieuse osmose réussie entre un bar-restau et une association conviviale dédiée à la promotion de la chanson et à ceux qui l’inventent et la font vivre.

Les cabarets de chansons n’ont pas cessé d’être organisés, dans la foulée de cette expérience, par une autre association Ivryenne. Mais cela est une autre histoire…

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Christian Landrain

 




Une assoc’… (chapitre 2)

22062012

« La preuve par neuf »

Un des buts que nous nous étions fixé était de faire partager au public le plus large le sentiment qu’on l’avait dépossédé de SA chanson en lui faisant croire qu’elle était triste, ringarde, ch…te, ou même qu’elle n’existait plus.

Nous voulions montrer que la chanson française d’aujourd’hui, malgré les apparences, était bien vivante, créative, inventive, poétique, joyeuse, gaie ou triste, dérangeante, engagée, ludique, et debout !

A l’image de la vie donc : multiple, riche et contradictoire.

Nous avons dès l’origine de nos programmations tenté de rendre compte de cette diversité. Dans 95% des cas, le public que nous sollicitions se déplaçait sans connaître (à quelques exceptions près) les artistes programmés. Et comment les auraient-ils connus puisqu’il n’existait plus d’espaces de découverte (ou si peu) dans les média audio-visuels ?

La curiosité du public restait cependant intacte pour peu qu’on lui propose de la nourrir en programmant des spectacles de qualité, et également qu’on le respecte en pratiquant des tarifs qui soient à sa portée.

Regagner à la «chanson d’auteur» un public populaire en nourrissant sa curiosité ainsi que l’envie de faire partager ces rendez-vous en des moments de convivialité, c’est ce que nous avons réalisé, au jour le jour, sans véritable expérience, à la force du bras de notre envie. Et ça a marché ! Le public était là, de plus en plus nombreux chaque année, au point que nous avons été amenés fréquemment à doubler nos soirées, organisées le plus souvent le premier vendredi de chaque mois, et que nous devions prolonger le lendemain.

Certes, ça n’était pas Bercy, mais à l’issue d’une saison, nous avions la satisfaction d’avoir fait partager à plus d’un millier de personnes (*) un peu de notre ferveur.

Une assoc’… (chapitre 2) dans Chris Land Stories Picardie01

Fiers de cette réussite, l’idée que cette expérience pouvait être reproduite nous a mobilisés au point qu’Allain Leprest a lancé l’idée d’en faire «La preuve par neuf». Tenter la même aventure dans neuf villes du Val-de-Marne !

C’était prématuré et trop gros pour notre jeune association, mais l’idée à continué à faire son bonhomme de chemin. Nous verrons sous quelle forme elle a commencé à se concrétiser.

Nos activités rencontrant un accueil favorable auprès du public et une crédibilité grandissante auprès des artistes (voir photos 1 et 2), les adhésions à l’association ont suivi la même progression (**). Il faut préciser que l’association n’a existé longtemps que par le soutien de nos adhérents. Nous fonctionnions à cette époque sans aucune subvention. Toutes les personnes investies dans cette aventure exerçaient (heureusement) une activité professionnelle. Nous étions donc tous de vrais amateurs, de vrais bénévoles.

C’était sans doute plus difficile à gérer, mais c’était notre choix ainsi que notre grande liberté et aussi un aiguillon. Nous avions l’obligation de garnir au mieux la salle, faute de quoi nous ne pouvions plus continuer à dédommager les artistes, ni le resto qui nous accueillait.

Chaque nouvelle activité était une nouvelle aventure, un nouveau défi. C’était notre façon de nous mettre «en danger». Sans le public des cabarets et les adhérents du Pavillon, l’association ne pouvait plus exister.

C’est aussi pourquoi nous ne demandions pas aux artistes de remplir la salle avec leurs familles ou leurs amis, ni de faire seuls la promo de leur passage chez nous. C’était notre travail, notre volonté et notre responsabilité. Simple ?

Il semblait pourtant que cela n’était pas chose courante…

(*) 978 spectateurs en 1994-95 et 1409 en 1998-99.
(**) 322 adhérents en 1998-99.

 

 (à suivre)…
Christian Landrain

Picardie02 dans Chris Land Stories

 




Une assoc’… (chapitre 1)

31032012

Je vous fais part uniquement de notre expérience : comment l’envie vint à un groupe de passionnés, amoureux de chansons, d’organiser des soirées cabarets…

Une assoc'... (chapitre 1) dans Chris Land Stories breau-300x216C’est en 1990 pour remercier les artistes venus participer à une soirée de soutien qu’un petit groupe de personnes a décidé d’organiser une rencontre amicale à la campagne, dans un centre de loisir appartenant à la ville d’Ivry situé au Bréau en Seine et Marne, entre Melun et Fontainebleau.

Cette journée (et soirée) ayant rencontré un chaleureux accueil, il fut simplement envisagé de renouveler l’expérience l’année suivante…

Ainsi, d’année en années, ces journées sont-elles devenues un événement de convivialité et de partage, fréquenté par un public en nombre croissant venu à la rencontre d’artistes appréciant le plaisir simple de cet échange informel.

Outre les chanteurs de la première heure, ce rendez-vous annuel a été enrichi par les présences de nouveaux jeunes artistes venus participer à la fête (voir photo 1).

Les chanteurs et musiciens trouvaient là une possibilité de se rencontrer (ce qui, selon eux, n’était pas si fréquent), trouvant également une occasion de partager avec le public, autour d’un repas, d’une partie de pétanque ou d’une flânerie dans la forêt, un contact direct, sans barrière, eux qui habituellement sont habituellement de l’autre côté de la scène, dans les projecteurs qui aveuglent, et pas toujours très accessibles…

Cette occasion de rapprocher les artistes de leur vrai public populaire a été déterminante pour la réussite de cette expérience.

L’association « Le Pavillon » est née de ces rencontres cinq années plus tard, enrichie des contacts noués et chargée de prolonger non plus une fois par an mais bien une fois par mois tout au long de l’année, la dynamique issue et mise en mouvement par ces rendez-vous du Bréau.

Nous avons, dans cet esprit, envisagé de créer une association chargée d’organiser régulièrement à Ivry des cabarets de chansons en invitant les chanteurs et chanteuses rencontré(e)s et découvert(e)s à l’occasion de ces journées champêtres.

En 1992, les statuts sont déposés et le vendredi 4 mars 1994, un premier cabaret se déroule au restaurant « Le Picardie » à Ivry, partenaire précieux de la première heure et partie prenante enthousiaste de l’expérience devant quarante cinq personnes curieuses puis conquises…

Nous allons voir que depuis cette soirée mémorable, les cabarets de l’Association nouvellement crée ont fait leur bout de chemin.

Après des débuts balbutiants mais enthousiastes, ces rendez-vous mensuels étaient plaisants et paralysants à la fois. Pour qui ? Avec qui ? Comment ? …

A ces questions nous répondions invariablement : pour nous, avec nous, et pour le comment, on verra « sur le tas »…

Notre décision de plonger en apnée dans l’aventure a été motivée aussi par le manque que nous ressentions de trouver sur place des lieux de convivialité où les artistes, à l’image de ce que nous vivions au Bréau, seraient accueillis comme des amis et avec qui les échanges simples et chaleureux pouvaient s’établir.

C’était également la période où le fossé creusé par le show-biz entre les pseudo vedettes fabriquées puis surmédiatisées serinant des chansons insipides et la chansons que nous aimions s’était creusé irréversiblement et avait fait franchir à un grand nombre d’entre nous le seuil de saturation supportable.

Il faut également préciser qu’à Ivry et dans le Val-de-Marne, les chanteurs (et -teuses) ont toujours été accueillis avec respect et la chanson reconnue comme partie prenante d’une culture populaire protégée (*).

Nous ne partions donc pas tout-à-fait de rien, un public potentiel existait sur place (ou juste à côté). Il fallait juste aller le chercher et le convaincre…

Il nous semblait aussi que cette expérience était « partageable »… En effet, le théâtre Antoine Vitez imposait depuis quelques années l’expérience des premières résidences-chansons, la présence influente d’Allain Leprest dans notre ville et son engagement de tous les instants dans nos débuts balbutiants (il en était l’initiateur et le parrain), et la volonté active de la municipalité de soutenir cet aspect évident de la culture populaire nous ont grandement conforté dans notre décision et encouragé à « passer à l’acte ».

menu-breau-208x300 dans Chris Land Stories

Notre choix s’est porté sur un restaurant, ancienne guinguette, d’une capacité d’une centaine de places (serrées), et pas très éloigné des accès en transports et surtout dont les patrons étaient des gens ouverts et curieux : « Le Picardie ».

Mais au contraire du restaurant, installé depuis de nombreuses années et bien connu des Ivryens, nous n’avions aucune expérience pour gérer cette association ni pour y organiser des spectacles.

Nous avons découvert ces choses en les faisant, à notre façon, sans références, avec insouciance mais sérieusement. L’idée de recevoir régulièrement les artistes que nous aimions et l’envie de faire partager ce plaisir à un grand nombre de spectateurs a été notre moteur.

A cette époque, nous n’avons à aucun moment eu l’idée de demander de subventions, seulement l’envie de nous prouver que nous pouvions le faire.

Par la suite, rien n’a changé. Les mêmes motivations, la même indépendance…

(à suivre)
Christian Landrain

 

(*) Jean Ferrat habitait à Ivry avec Christine Sèvres ; Francesca Solleville y a séjourné. Brel, Brassens, Réggiani, Lemarque, Amont, mais aussi Dutronc (père), Aufray, et les précédents étaient programmés. Les Relais de la Chanson y organisaient leur demi-finale. Notre ancien Maire et son premier Adjoint ont participé à une de ces finales à l’Olympia.

Note : Concernant ces rencontres du Bréau, Allain Leprest disait « … c’est le seul endroit à ma connaissance où les artistes paient volontiers leur place pour venir chanter gratuitement ! ».

albatros

 




Des chanteurs enchanteurs…

1012012

« Bon, d’accord tu chantes mais c’est quoi ton métier ? »…

Des chanteurs enchanteurs... dans Chris Land Stories M%C3%A9connus-150x150Cette phrase qui prête à sourire, souvent entendue et souvent citée par les artistes, représente pour un nombre important d’entre eux une dure réalité.

Réponse aussi péremptoire, l’autre volet de cette question est une affirmation : « Faut bien bouffer ! ».

Entre les deux, leur cœur balance, l’espace y est fragilisé.

Combien de gamins et gamines au talent plus que prometteur avons-nous écoutés, appréciés, soutenus, programmés en premières parties d’artistes un peu mieux « visibles », comme on dit aujourd’hui, sous-entendu « dans les média », ces grands autistes lorsqu’il s’agit de découvertes si elles ne proviennent pas des maisons de disques partenaires financières de leur médium ?

Combien de ces jeunes talents en devenir ont dû, pour de multiples raisons, mais dont « faire bouillir la marmite » n’est pas la moindre, et à leur cœur défendant, raccrocher les gants ?

Ceux-là manquent gravement à mon paysage culturel. Il y a peu ou déjà longtemps, leurs chansons courent encore dans mes souvenirs… sinon dans les rues. Certaines ont été enregistrées, donc peuvent être réentendues toujours avec émotion, d’autres volent encore entre nos souvenirs, seule trace avérée de leur existence.

Je ne voudrais pas les gêner en citant leur noms mais quelques-un(e)s, pourtant encore interprétés aujourd’hui, sont serveurs dans un restau, chauffeur-livreur, éleveur de poulets, kiné, vendeuse dans un magasin de mode, agent d’artiste, chauffeur de maitre à l’étranger, créateur de jeux pour l’audio-visuel, prof de musique, etc… sans compter tous ceux dont je n’ai plus de nouvelles. Quel gâchis !

Image de prévisualisation YouTube

Ils me manquent, gravement, ces talent dispersés. Et je suis furieux d’entendre encore les pontifiants du bizz prétendre qu’il n’y aurait pas de talents méconnus…

Mais regardez autour de vous ! Les talents sont bien là, Ils attendent que votre curiosité pose un regard bienveillant sur leurs créations. Et ils vous la rendront, modestement, au centuple.

Allons les voir avant qu’ils ne s’effacent. Sans eux, notre paysage manquerait singulièrement de couleurs dans ce quotidien qu’on nous uniformise à l’excès

 Christian Landrain

albatros dans Chris Land Stories

 




Un gars qu’a mal tourné 

22092011

Tout a été écrit sur Allain Leprest surtout depuis sa disparition… Tout et son contraire. De très belles choses, d’autres moins, certaines pertinentes, d’autres carrément « angélisées », quelques-unes froidement cliniques, lisses, voire glacées (cf. le discours ministériel), d’autres exagérément élogieuses…

Certes, le personnage était hors du commun par son talent et la fidélité de sa démarche artistique, mais aussi tellement humain, proche, accessible, drôle, facétieux, déconnant et, c’est moins connu, «potache» très fréquemment. Le plus souvent droit dans ses convictions, dans ses bottes, alors même que ses semelles étaient parfois «à bascule»…

Je voudrais simplement évoquer une des facettes multiples, un aspect non négligeable, de la personnalité d’Allain : sa fidélité à la parole donnée et son engagement de tous les instants pour partager, transmettre son engouement pour l’écriture.

Par fidélité, durant trois longues années, Allain tenait à être présent afin d’honorer son rendez-vous hebdomadaire avec les personnes venues écrire à ses côtés, même si ses obligations artistiques l’éloignaient du « Picardie ». Il s’arrangeait pour être là, durant trois heures (minimum) chaque semaine, les mercredis après midi Ivryens.

Tout avait commencé dans l’appartement en haut de sa tour (qui n’était pas d’ivoire) dans le centre ville d’Ivry afin de faire la nique à la solitude interminable des nuits d’écriture.

Un gars qu’a mal tourné  dans Chris Land Stories sur-la-terrasse-petite-02En compagnie de quelques pionniers (Stéphane Cadé, Florent Vintrigner, Yahia Dikes, Loïc Lantoine, Laurent Malot, etc…), ils défrichaient en commun des chemins inexplorés, des pistes aux multiples embranchements, à plusieurs points de vues, accumulant et raturant les images, les mots, les phrases en des bribes, des balbutiements de débuts de textes dont certains quelques fois parvenaient à  maturité, devenant de vraies chansons interprétées sur scène ou même enregistrées …

Détail amusant, quelques-unes de ces chansons écrites à plusieurs têtes donc cosignées par plusieurs auteurs et gravées sur CD ont été déposées avec deux musiques différentes… par exemple «C’est étrange» enregistrée avec une musique signée par Laurent Malot et le même texte mis en musique par JeHaN… Bordel garanti à la SACEM !

Ces nuits studieuses de réflexions-rigolades faisaient des envieux puis des adeptes en nombre grandissant. Ces moments d’écriture partagés avec Allain Leprest sont donc inévitablement devenus diurnes et hebdos au restau Le Picardie où depuis quelques saisons l’association Le Pavillon organisait des cabarets de chansons sous le parrainage d’Allain et l’accueil des amphitryons du lieu Camille et Nicolle.

Ainsi, de la petite dizaine de personnes assidues et studieuses des débuts, le nombre de participants, grâce au bouche-à-oreille, n’a cessé de grandir et s’est enrichi de la présence d’enseignants, d’artistes, d’auteurs, d’écrivain public et autres plumitifs ou simples pékins, avec des motivations diverses mais tous et toutes avec une grande envie : celle de partager ces moments privilégiés avec Allain.

Initiateur, il participait en personne et en mots à ces ateliers aux multiples exercices et donnait souvent une appréciation affûtée (quelques fois de détail) après que chaque intervenant ait lu devant les présents son bout de texte même embryonnaire ou mal fagoté, pas toujours à la hauteur de l’attente de leur auteur, mais qui était la condition à laquelle on ne pouvait déroger.

Quelques artistes interprètes se sont même pris au jeu de l’écriture en présence d’Allain et Francesca Solleville n’est pas la moins surprenante de ces participant(e)s.

Bientôt, cet atelier d’écriture entièrement gratuit est entré en concurrence amicale avec celui qu’animait Claude Lemesle, certains auteurs en herbe participant aux deux animations.

Les rares fois où Allain Leprest prévenait qu’il ne pourrait être présent, le témoin était repris par un participant charger de faire l’intérim (souvent Yannick Le Nagard ou Michèle Guigon). Ainsi le plaisir d’écrire en commun se déroulait, demeurait sans à-coups, en un flot continu de cogitations enivrantes… (je n’ai pas dit enivrées).

Ainsi, entre vingt et trente cinq personnes se réunissaient trois heures par semaine pour partager avec Allain des moments de grâce restés dans les mémoires même si quelques beaux talents ont quitté la route et ont dû par nécessité raccrocher les gants (et aussi leurs belles plumes), preuves vivantes du gâchis que cette société génère ne sachant reconnaître aux talents en devenir que, dans le meilleur des cas, leur valeur marchande.

Le-groupe-petite-coul dans Chris Land Stories

Christian Landrain

 

 







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